Portraits de Montréal | Portraits of Montreal

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  • « Il faut trouver ce qui te fait triper dans la vie. Ce qui te définit c’est pas ton buzz. ‘T’es qui toi ?’ Parfois je me demandais ça, et j’étais comme ‘Je suis pas un dopé, je suis musicien.’ J’ai tout le temps tripé musique. Et c’est ça qu’il faut que tu te poses comme question, parce que sinon tu vas être comme ‘Hey, qu’est-ce que t’as fait en fin de semaine ?’ et t’as rien fait, tu t’es juste pété la face. Ça m’arrivait souvent… Trouve qui tu es, c’est important de trouver ce que tu aimes. »

    "You have to find what excites you in life. What defines you isn’t your buzz. ‘Who are you?’ I used to ask myself that sometimes, and I was like ‘I’m not a junkie, I’m a musician.’ I’ve always been into music. And that’s the question you need to ask yourself, because otherwise you’ll be like ‘Hey, what did you do this weekend?’ and you didn’t do anything, you just got shitfaced. It used to happen to me often… Find out who you are, it’s important to figure out what you love."

    « Straight Edge est un mouvement qui a été créé en 1981 par le chanteur de Minor Threat : Ian MacKaye. Dans une de ses tounes il disait ‘Je suis Straight Edge’ et il expliquait son mode de vie : pas de dope, pas d’alcool, pas de drogue. Ce tatouage m’a permis d’aller à l’école et faire quelque chose de ma vie. À 18 ans j’ai dis ‘Je ne boirai plus jamais de ma vie.’ Et je l’ai fait. Ma fête c’est demain, et ça va faire six ans que je n’ai pas bu, pas pris de drogue. Je suis allé faire mon cours en son, après je suis allé au Cégep, puis à l’université pour étudier en musique. Si je n’avais pas tout lâché, c’est sûr et certain que je n’y serais pas arrivé. J’ai suivi ma passion. »

    "Straight Edge is a movement that was created in 1981 by the singer of Minor Threat: Ian MacKaye. In one of his songs he said ‘I’m Straight Edge’ and he explained his lifestyle: no dope, no alcohol, no drugs. This tattoo allowed me to go to school and do something with my life. At 18 years old I said ‘I will never drink again ever in my life.’ And I did it. My birthday is tomorrow, and it’s going to be six years since I haven’t drunk or taken drugs. I went to follow a course in sound design, then I went to Cegep, then university to study music. If I hadn’t quit, it’s absolutely certain I wouldn’t have made it. I followed my passion."

    "I’m asexual, it’s kind of like the opposite of bisexuality. Bisexuals are attracted to both genders and asexuals are attracted to neither. It usually gets overlooked by everybody, so I’m here trying to get a little bit more visibility, because I think that’s important. I didn’t know asexual was a thing I could be until I actually heard of asexuality. I wasn’t attracted to anybody but I didn’t know that was weird; in a strange way I figured everybody was like me and I didn’t understand people who were attracted to other people. A lot of things went really over my head until I heard about asexuality, and then I was like ‘Oh. That’s me!’ I think all orientations should be things that people know about."

    « Je suis asexuelle, c’est un peu comme le contraire de la bisexualité. Les bisexuels sont attirés par les deux sexes et les asexuels ne sont attirés par aucun. C’est un peu négligé par tout le monde, donc je suis là pour essayer d’avoir un peu de visibilité, parce que je pense que c’est important. Je ne savais pas qu’être asexuelle était quelque chose que je pouvais être jusqu’à ce que j’entende parler d’asexualité. Je n’étais attirée par personne mais je ne savais pas que c’était bizarre ; étrangement je pensais que tout le monde était comme moi et je ne comprenais pas les gens qui étaient attirés par d’autres personnes. Beaucoup de choses me passaient complètement au dessus de la tête jusqu’à ce que j’entende parler de l’asexualité, et ensuite j’étais comme ‘Oh. C’est moi !’ Je pense que toutes les orientations devraient être connues par les gens. »

    http://www.fiertemontrealpride.com/

    « On est fiers de défiler et de participer tous ensemble. On a la chance de vivre dans une ville très ouverte ! C’est loin d’être le cas de nombreuses villes dans le monde qui obligent parfois les gens à se cacher, mais on est quand même chanceux en Amérique du Nord. »

    "We’re proud to march and be here all together. We’re lucky to be living in a very open minded city! This is far from being the case for many cities in the world in which people are sometimes forced to hide, but we’re quite lucky in North America."

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    « Jugez les gens pour ce qu’ils font, pas pour ce qu’ils sont. S’ils vous font du bien, qu’ils font des belles choses, c’est tout ce qui compte ; qu’ils soient gays, noirs, blancs, juifs, ou quoi que ce soit. »

    "Judge the people for what they do, not for what they are. If they’re doing you some good, doing some good things, that’s all that matters; whether they be gay, black, white, jewish, or anything else."

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    « Qu’est-ce que vous aimez le plus l’une chez l’autre ? »
    « Ses valeurs, elle a de vraiment belles valeurs. Par exemple elle est contre tout ce qui est testé sur les animaux donc elle va chercher des produits qui sont faits main ; elle va défendre leurs droits. »
    « Moi c’est sa joie de vivre ! »
    [Elle commence à rigoler et son visage s’illumine.]
    « Ben regarde en ce moment : elle est tout le temps comme ça ! »

    "What do you like the most about each other?"
    "Her values, she’s got really beautiful values. For example she’s against everything that’s being tested on animals so she looks for products that are handmade; she will defend their rights."
    "For me it’s her joy of living!"
    [She starts to laugh and her face lights up.]
    "Look at her now: she’s always like that!"

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    « Je suis développeur. »
    « C’est ce que tu as toujours voulu faire ? »
    « Pas vraiment, j’aurais aimé être un graphic designer mais je ne sais pas dessiner. Là j’essaie de sortir ma propre ligne de vêtements : ‘Sense of Clad’. À Montréal c’est difficile de trouver des habits pour les hommes. Pour les femmes il y en a partout, mais pour les hommes : tu achètes une chemise, tout le monde a la même. »

    "I’m a developer."
    "Is this what you’ve always wanted to do?"
    "Not really, I wanted to be a graphic designer but I can’t draw. Now I’m trying to launch my own clothing brand: ‘Sense of Clad’. In Montreal it’s hard to find men’s clothing. For women it’s easy, but for men: you buy a shirt, everybody has the same one."

    "What would you say is your greatest struggle these days?"
    "Oh God I’m not really good at that… I’m autistic. I think my struggles are pretty much spread across the board. I took a lot of behavioural modification classes: improv acting and stuff like that, so that I can be more personable, be a fake person."
    "Do you feel fake?"
    "Oh yeah. I’m always doing the opposite of what my brain tells me to do. A common manifestation of autism is to ramble, and the thoughts to interject in a conversation that I’m not invited into are constantly there, but I have to suppress those things."

    « Ton plus grand défi ces jours-ci, tu dirais que c’est quoi ? »
    « Mon dieu, je ne suis pas vraiment douée pour ça… Je suis autiste. Je pense que mes défis sont un peu partout. J’ai suivi beaucoup de cours de modification du comportement : d’improvisation et des trucs comme ça, pour être un peu plus approchable, pour faire semblant d’être une personne. »
    « Tu as l’impression de faire semblant ? »
    « Oh oui, je fais toujours le contraire de ce que mon cerveau me dit de faire. Une manifestation courante de l’autisme est de déblatérer, et l’envie d’intervenir dans une conversation à laquelle je n’ai pas été invitée est toujours présente, mais je dois réprimer ces pensées. »

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